Zones d’insécurité, zones de vie : comprendre Haïti au-delà des crises
Dans cet épisode de USP en conversation, la professeure Enke Sula Rakshimi analyse les zones d’insécurité à partir du cas d’Haïti, en les inscrivant dans une lecture historique, politique et anthropologique. Elle distingue la violence concentrée à Port-au-Prince de la vitalité sociale qui persiste ailleurs, portée par une forte solidarité communautaire.
L’échange met en lumière les racines structurelles de la crise haïtienne — dette coloniale, ingérences étrangères, dépendance économique — ainsi que les limites de l’aide humanitaire imposée. Enke plaide pour des solutions ancrées localement, respectueuses de la souveraineté, des savoirs et des ressources humaines d’Haïti, afin de penser la paix autrement que par la violence.
Questions de réflexion :
Comment penser la sécurité et la paix dans un contexte où les institutions de l’État sont fragilisées, sans effacer les formes de solidarité et d’organisation déjà présentes sur le terrain ?
Quel rôle peuvent jouer les communautés locales, la culture et les liens sociaux dans le maintien de la vie quotidienne et de l’espoir, même en contexte d’insécurité prolongée ?